En histoires

Les porteurs de projet, les responsables, salariés et bénévoles d’associations ont une chose en commun : le souci d’aider et d’accompagner des bénéficiaires en difficulté.
Retrouvez au fil de ces témoignages l’engagement de ceux qui font vivre ces projets !
3 questions à…

Claire Tournefier-Droual

Fondatrice de Rejoué

Après un virage professionnel, Claire Tournefier-Droual a fondé un atelier chantier d’insertion, Rejoué, qui accompagne des personnes éloignées de l’emploi par la revalorisation de jouets d’occasion.

Depuis sa création, en 2012, ce chantier d’insertion a accompagné plus de 115 personnes en difficulté vers l’emploi et recycle près de 26 tonnes de jouets et jeux usagés par an.

Si ce projet, très ancré socialement, connait un véritable succès, c’est parce qu’il répond à une problématique forte qu’est la gestion de jouets et jeux usagés, qui après une ou deux années de vie sont bien souvent rangés dans les caves pour ne plus en sortir. Claire Tournefier, entrepreneure sociale dans l’âme, a su relever ce challenge en leur offrant une deuxième vie et en y apportant une dimension sociale.

Qu’est-ce qui vous a poussée à fonder l’association Rejoué ?
J’étais chargée de communication pour un groupe organisateur de salons professionnels. J’ai toujours été concernée par les problématiques de recyclage et le jour où j’ai eu mon petit garçon, la surconsommation de jouets m’a vraiment sauté aux yeux. Parallèlement, j’ai réalisé qu’une femme avec des enfants pouvait être pénalisée dans son parcours professionnel. C’est pour cela que j’ai fondé Rejoué qui accompagne majoritairement des femmes en difficultés et en situation de monoparentalité.

Pourquoi avoir choisi le jouet comme vecteur d’insertion professionnelle ?
Le jeu possède une forte valeur éducative y compris pour les adultes. C’est un champ des possibles dans un univers gai et inventif. Et puis, pour des femmes avec des enfants à charge, cet univers est finalement assez proche du leur. Le lien avec l’insertion professionnelle me paraissait évident.

Quel bilan faites-vous aujourd’hui et quelles sont vos perspectives ?
C’est fantastique de voir qu’il y a autant de bénévoles qui ont envie d’aider. Ce projet est une réussite d’équipe ! Présents en Île-de-France, nous souhaitons aujourd’hui essaimer notre modèle et partager notre savoir-faire avec d’autres acteurs. Nous participons notamment à la construction d’une filière plus responsable impliquant les fabricants et les distributeurs de jouets.

Swati Sharma

Manager Talent & Culture, AccorHotels Inde

Depuis plusieurs années, Swati Sharma, Manager Talent & Culture en Inde, soutient l’ONG Hope Foundation et s’engage auprès d’elle en faveur de l’insertion professionnelle de jeunes Indiens en difficulté. Avec les équipes de différents hôtels du Groupe à New Delhi, elle s’implique activement au sein d’un centre de formation baptisé « AccorHotels Center of Hope ». 

Quels sont les liens existants entre Hope Foundation et les équipes AccorHotels ?
En 2012, les équipes AccorHotels en Inde, avec le soutien de Solidarity AccorHotels, ont conclu un partenariat avec HOPE Foundation pour créer le « AccorHotels Centre of HOPE ». Ce partenariat s’inspire d’une philosophie simple : « des gens formés, des vies transformées ».
Le centre est destiné aux jeunes issus de milieux très défavorisés. La jeunesse indienne est confrontée à de graves problèmes de chômage et de sous-emploi. Les causes sont nombreuses : décrochage scolaire, nécessité de subvenir rapidement aux besoins de la famille, manque d’orientation professionnelle... Résultat : sans formation, ces jeunes n’ont pas les compétences de base requises par les employeurs aujourd’hui. Alors que leur niveau de vie les force à travailler et ne leur permet pas de se consacrer aux études, AccorHotels Center of Hope leur offre la possibilité de se qualifier et de rejoindre le marché du travail, en six mois !

Quel est le fonctionnement mis en place entre les différentes parties prenantes autour de ce projet ?
Les acteurs de ce projet sont complémentaires. Sur le terrain, la Fondation Hope fait fonctionner le centre au quotidien. De son côté, AccorHotels Inde a apporté son expertise dès la création du centre en concevant des contenus de cours pertinents et en imaginant des plans de formation pour préparer les jeunes selon les exigences du marché du travail en seulement un semestre. Nous aidons aussi le centre à sélectionner les candidats en amont de la formation, nous conseillons les étudiants sur leurs choix de carrière, nous intervenons en support des professeurs... Par exemple, nos collaborateurs, qui sont très impliqués, organisent des sessions sur la communication, la confiance en soi… Ils accueillent aussi les étudiants en stage dans nos hôtels pour leur formation pratique. Quant à Solidarity AccorHotels, il fait la force de ce projet en nous permettant d’assumer les coûts opérationnels du centre.

Pour quelles raisons pensez-vous qu’il est important d’agir auprès de ces jeunes en Inde ?
Les jeunes indiens font face à un grave problème de chômage et de sous-emploi. Les causes sont multiples : abandon des études secondaires, faute de moyens financiers, obligation de soutenir sa famille très tôt dans la vie et absence d’orientation professionnelle. Nous sommes très fiers de fournir une plateforme de qualité à ces étudiants, afin de leur permettre de façonner leur avenir et d’assurer un soutien à leurs familles tout au long de la vie.

Nailda Souza

Ancienne bénéficiaire d’Unibes

En 2008, les collaborateurs du siège AccorHotels de São Paulo et l’ONG Unibes s’allient pour mettre en place un programme de formation théorique et pratique aux métiers de l’hôtellerie-restauration pour les jeunes issus de quartiers défavorisés. Nailda Souza, ancienne bénéficiaire et étudiante, nous raconte son expérience :

Pourquoi avoir intégré le programme d’Unibes ? Qu’en retenez-vous ?
J’ai toujours eu le goût de l’accueil. Quand j’étais jeune, j’aimais recevoir les gens à la maison et faire en sorte que chacun se sente le bienvenu. C’était en moi. J’ai intégré le programme d’Unibes en août 2015. Je n’avais aucune idée de ce qu’était concrètement l’hôtellerie. Pendant six mois, j’ai appris énormément. Cela a été la meilleure période de ma vie.

Durant votre stage, quelle relation entreteniez-vous avec les collaborateurs d’AccorHotels ?
Dès les premiers jours, tout le monde m’a beaucoup soutenue. Je me suis sentie la bienvenue. Je me souviens aussi avoir été impressionnée par la qualité de l’accueil la première fois que je suis allée visiter le Novotel São Paulo Jaraguá Conventions et le siège AccorHotels. Et puis, j’ai eu la chance d’être formée avec beaucoup de bienveil¬lance et de professionnalisme.

Comment voyez-vous l’avenir ?
Je travaille depuis maintenant plus de deux ans dans le secteur hôtelier et je poursuis mes études en parallèle. C’est très stimulant. J’ai gagné en responsabilités et je me sens aujourd’hui mieux préparée pour l’avenir. AccorHotels et Unibes m’ont offert une opportunité incroyable. Et comme dit le proverbe : « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ! »