Interviews de Porteur de Projets

Honoré KONNON, Directeur technique du Novotel Cotonou Orisha, raconte son engagement sur le terrain auprès de Rescue and Hope

J’ai rejoint le projet de l’association Rescue and Hope en 2016. Eric Houot, Directeur général du Novotel et de l’ibis de Cotonou se rendait au centre de formation créé par l’association avec le soutien de Solidarity AccorHotels. Il a proposé aux membres du comité environnement de l’hôtel, dont je fais partie, de l’accompagner et je l’ai suivi. L’activité de Rescue and Hope consiste à former des jeunes mais aussi à mettre du matériel à disposition de groupements de femmes vivant dans les zones rurales alentours. Il s’agit par exemple de cuiseurs vapeur traditionnels et de presses pour transformer les noix de palme en huile. Ce matériel leur permet d’accéder à des activités génératrices de revenus et d’être plus autonomes.

Avec mes compétences de Directeur technique, je les ai guidés sur le choix et la maintenance de leurs équipements pour à la fois faciliter le travail, éviter l’usure et garantir la qualité des produits. Je les ai aussi conseillés sur l’isolation thermique pour limiter les déperditions énergétiques, sur les processus de sécurité pour éviter les accidents… Et puis il se trouve que j’ai une formation d’ingénieur énergéticien. Je suis très pointilleux sur ce sujet, je ne cesse de lire, de me renseigner sur les moyens de réduire la consommation énergétique, les procédés de récupération de chaleur… Or dans ce projet il y avait beaucoup de déchets issus de la transformation – comme les fibres de noix de palme – qui pouvaient être utilisés comme combustibles à la place du bois pour éviter la déforestation.

Mettre mes connaissances au service d’une ONG est un plaisir pour moi car cela m’ouvre un nouveau champ d’application de mes connaissances. Même du matériel traditionnel, on peut l’optimiser avec des procédés innovants. C’est meilleur pour l’environnement et cela participe à la rentabilité du projet.

Il y a encore beaucoup à faire dans notre pays mais les populations manquent de moyens et de capacités techniques. Les projets comme celui-là ne courent pas les rues et c’est une joie pour moi de contribuer avec ce que je sais. Mes parents étaient des paysans, des cultivateurs. Je connais bien le milieu rural. Il m’a construit et m’a apporté beaucoup. À mon tour de lui donner ce que j’ai appris.

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Patrick MENDES, Directeur Général AccorHotels Amérique Latine, témoigne de la nécessité de s’engager !

En 2015, Patrick Mendes est nommé Directeur Général AccorHotels Amérique Latine. En quelques années, il est devenu un véritable facilitateur de l’engagement des équipes AccorHotels dans la région, et plus particuliè­rement au Brésil où il réside depuis plus de six ans.

En tant que Directeur Général Amérique Latine, vous êtes très impliqué dans des actions de solidarité. Pour quelles raisons ?
Je contribue à des initiatives solidaires à titre personnel depuis longtemps déjà. Cela m’a toujours semblé évident mais encore plus aujourd’hui. Quand je suis arrivé au Brésil, cela a été un choc. Pendant les deux premiers mois, j’ai fait le tour de l’Amérique Latine pour y visiter les établissements du Groupe et rencontrer les colla­borateurs. Ces pays se déve­loppent mais j’ai pu constater que la réalité du quotidien est difficile. Au-delà de l’envie d’aider, cela a éveillé en moi un vrai sens du devoir.

Avez-vous un exemple d’initiative mise en place ?
Nous menons énormément d’actions. Cette année, j’ai participé au lancement du projet Arca do Crescer (« L’Arche de la Croissance ») à São Paulo, avec l’ONG Arca do Saber et le soutien de Solidarity AccorHotels. C’est un programme de formation certifiant aux métiers de l’hôtellerie à destination de jeunes issus des favelas. Il y a une forte implication de la part de nos collaborateurs qui donnent des cours en tant que bénévoles et qui ont aussi parti­cipé en amont à la construction du centre de formation. Tous me disent que cela donne un vrai sens à leur métier.

Justement, comment transmettez-vous cet esprit de solidarité à vos équipes ?
Je m’implique énormément et c’est pour moi un moyen d’engager plus de personnes. Je me considère comme un ambassadeur. J’en parle beaucoup dans la presse, dans mes rencontres avec les collaborateurs, et je suis très actif sur les réseaux sociaux. J’essaie de mettre en avant la nécessité de s’impliquer dans des communautés locales de manière beaucoup plus pro-active. C’est fondamental. Nous avons 300 hôtels installés sur toute la zone, ce sont autant de plateformes locales pouvant aider les communautés. Nous avons 20 000 salariés et une grande majorité a exprimé son envie de contribuer.

Comment expliquez-vous un tel engagement de la part des collaborateurs ?
Dans le tourisme et l’hôtellerie, l’envie de faire plaisir et la passion de servir font partie de l’ADN des équipes. Le Brésil est aussi un pays dont le développement en est encore au stade de l’ado­lescence. Les difficultés font partie du quotidien et tout le monde est concerné. Quand vous commencez à fédérer et organiser des actions, vous bénéficiez d’une adhésion rapide et presque totale.

Plus d’initiatives en Amérique Latine

Kristyna Vogel, Responsable Marketing et Relations Publiques, Fairmont Waterfront, retrace la mobilisation autour de la Solidarity Week !

Cela fait maintenant 20 ans que je travaille pour le Fairmont Waterfront de Vancouver en tant que Responsable du Marketing et des Relations publiques. Depuis deux ans, je participe à la Solidarity Week* qui mobilise les collaborateurs autour d’initiatives solidaires. Je me trouve plutôt privilégiée, alors si je peux venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin je suis heureuse de le faire ! Je suis notamment impliquée dans le projet de Hives for humanity (des ruches pour l'humanité) qui utilise l’apiculture comme vecteur de lien social. L’associa­tion possède des ruches et des fermes urbaines. Elle y accueille des publics isolés et marginali­sés, comme les sans-abris, pour les aider à recréer du lien avec la communauté et la nature. Pendant la Solidarity Week, nous intégrons la vie de l’association. Nous organisons par exemple des dîners avec les sans-abris, nous fabriquons des ruches… C’est une très belle opportunité de s’impliquer! Il faut savoir que depuis 10 ans le Fairmont Waterfront possède ses propres ruches sur le toit de l’hôtel, aujourd’hui gérées par Hives for Humanity. Cela fait partie de notre ADN. La Solidarity Week nous permet aussi de créer du lien entre collègues. Nous partageons les mêmes valeurs et cela me rend fière de travailler pour AccorHotels. En tant qu’entreprise, nous pouvons parler d’une seule voix et nous unir pour montrer l’exemple. Si nous pouvons apporter des changements significatifs à travers notre propre communauté, alors autant le faire. C’est ça, la famille AccorHotels !

*Depuis 2008, la Solidarity Week s’est développée dans le monde entier, au sein des hôtels et des sièges AccorHotels. Chaque année pendant une semaine en décembre, elle permet de mobiliser les collaborateurs autour d’initiatives solidaires et d’apporter une réponse concrète aux besoins exprimés par les associations locales.